Home  Les radotages autobiographiques de Bernard Favre.

14 La famille Christinat, lumières et ombres.

Pourquoi ce chapitre poubelle?
Où il y de la lumière, il y a aussi de l'ombre dit le proverbe, même dans les meilleures familles.
J'ai rédigé ce chapitre ténébreux pour éviter de salir les autres chapitres et éclairer la lanterne du public.
Les photographies ci-dessous reflète fidèlement l'ambiance familiale, les disputes était rares et ne durait pas longtemps.
La famille, Lausanne, Béthusy 24.
                1960
Un belle famille.
Une gentille maman qui aimait ses enfants, une famille unie par l'amour et les confidences?
Cela est vrais du temps de cette image. Mais plus tard, lentement, les liens familiaux se relâcherons et chacun(e) ira de son côté.
Robi comme coureur de jupons, Gilbert avec sont copain Christian, Bernard dans son coin et la maman avec les clients du bistrot ou elle travaillait, même (surtout) à Noël!
Pour quelles raisons ?
Des tempéraments différents.
La famille se divisait en deux clans irréductibles.
Le clan des "Outdoor", Robi et Bernard, qui aimait être dehors par tout les temps et qui pratiquait le sport activement, et appréciait une bonne douche après l'effort.
Robert en vélo, Bernard Morat -
                Fribourg
Le clan des "Indoor", la maman et Gilbert, qui aimait être à la maison à l’abri du temps. Gilbert et la maman n'aimait pas les gros efforts et la transpiration, ils n'avait pas d'endurance.
Gilbert et la maman

Des raisons de santé.

  • Robi est décédé du cancer de la rate et du diabète, avant 30 ans il a remplacé ses dents par des dentiers.
  • Gilbert avait la goutte, et une dentitions dans un état lamentable.
  • Bernard commence à avoir des problème avec le diabète, les molaires sont plombées et les dents (moins une) sont en bon état!
  • Jean vers 20 ans s'est fait réparer les dents pour 6000.-, puis a subit plus tard deux chimiothérapie et une greffe de la moelle épinière.
  • La maman a eu une infection de la mâchoire, qui a nécessité une  hospitalisation et le remplacement des dents supérieur par un dentier.
  • Le père a été opéré du cancer de la gorge, et se baladait avec une canule!
De cette liste de maux, on doit en déduire que toute la famille souffrait d'une maladie commune, probablement le diabète. On remarque que tous les membres de la famille ont des problèmes dentaires, or le diabète peut provoquer d'important problèmes buccaux (caries, infections).
Ces maux survinrent progressivement, et dans le sillage, la lassitude, le découragement et l'irascibilité  s'installèrent et contribueront à dissoudre les liens familiaux.

Une alimentation déséquilibrée.

Les mamans cuisines avec amour. C'était vrais, et nous nous sommes régalés de ses délices culinaires. Mais il y avait trop de corps gras et de sucre, ce qui est mortel pour des diabétiques.
Cela, je l'ai constaté vers 30 ans, quand j'ai eu des problèmes de santé. J'ai eu l'idée de contrôler les rapport de quantité entre les protides (protéines), les lipides (graisse)  et les glucides (sucre) de mon alimentation. Environ 70-80% provenais des graisses et du sucre!
Mes souvenirs d'enfance me servent sur un plat la liste des ces délicieux péchés culinaires:

  • 3-4 sucres dans le café ou le lait.
  • une couche de 5-6 mm de sucre sur le porridge, après je plantais la culière verticalement!
  • La maman sucrait généreusement le gâteau, et nous on en rajoutait.
  • Les fraises (miammiam) étouffait sous le sucre et se noyait dans la crème (j'exagère)!
  • Pomme de terre, haricots cuit avec le saucisson et le jus servit comme bouillon.
  • Hors d’œuvre: Sardines, thon, asperge, jambon et mayonnaise.
  • Bouillon de viande avec des yeux de graisse, et après la viande et les légumes.
  • Sauce à salade avec suffisamment d'huile pour recouvrir les oignons
  • La limonade "Romanette" avec 30% de sucre!
  • etc.

Une alimentation déséquilibrée diminue la résistance et  l'endurance du corps humain. On se fatigue rapidement, la récupération est plus longue. De plus la résistance au stress et aux maladies diminue.
La malnutrition est une dépendance au même titre que l'alcool ou le cannabis.

L'absence du père, une famille repliée sur elle même.

La maman s'est divorcée en 1957. La famille ne reconstituera jamais et l'absence du père pesa sur notre enfance. Peut être qu’une maman seule est trop douce pour des garçons!
On ne recevait personne à la maison, la famille était repliée sur elle même. Cela est aussi valable pour toutes les sœurs de ma maman. 

La maman était butée, ne se confiait pas et refusait toute aides.

Les préjugés
Je me souvient que j’ai entendu la maman dire "on parle pas d'argent devant les enfants", si on n'ose pas parler d'argent devant les enfants, de quoi osent t'on parler?
Les deux premières phrases que j'ai entendu dans ma vie sont: "ça ne se fait pas", suivit un instant plus tard de "Il n'écoute pas ce qu'on lui dit".

La maladie
Une jour la maman est tombée malade. Clouée au lit plus d'une semaine elle nous donnait de l'argent pour acheter de quoi manger. Elle aurait pu nous envoyer informer une voisine ou sa sœur Rose (pourquoi les enfants ne l'ont t'il pas fait!). Mais non pas un mot, pas une plainte!
Avec Gilbert on était complètement perdu, la table de la cuisine était surchargée de vaisselle sale. soudainement, un jour, on s'est retrouvé chez la tante Rose et la maman à la clinique Cécile.

Les soucis financiers
Une nuit j'ai entendu du bruit, je me suis levé. La maman était à la cuisine dont la porte était fermée. J’observais à travers la vitre dépolie la maman entrain de compter la recette de la journée, j'entendais le bruit des pièces qui glissent sur la table, puis tombent dans le creux de la main, alors elle reposait les pièces sur la table et après un long silence elle recommençait. Je n’ai eu le courage d'entrer dans la cuisine et je suis retourné au lit.

L'aide des belles-sœurs
Un jour les deux sœurs de mon père sont venue à Lausanne, les sœurs  voulait aider financièrement ma mère.
La maman à répondu quelle était ici chez elle, et leur a claqué la porte au nez! (c'est ma mère qui ma rapporté cela) 

Le soutient de l'état
La maman avait pris jean en garde, l'État était disposé à indemniser la maman pour la garde. Elle a refusé en affirmant qu'elle avait assez d'argent. Elle raconté cela à Jean en ajoutant quelle avait environ 80000Fr. autant dire que que cela n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Jean ma raconté tout cela.

Une propreté qui laissait à désirer.

Pourquoi parler d'hygiène? Parce que l'hygiène est aussi importante que l'alimentation pour le bien-être.
Dans une famille ou une communauté, soit tous se lavent ou personnes, c'est le prix à payer pour conserver l'harmonie!
La toilette est un moment de détente, propre on est beaucoup plus à l'aise, on se repose mieux!

  • À Renens, Gilbert et moi on a eu une fois des vers parasitaires qui sortait du nez, or dans notre immeuble et aux environs il n'y avait pas de bétail ou d'animaux domestiques.
  • A Renens ou Lausanne, on ne connaissait pas la brosse à dents, j'ai commencé à me brosser les dents à l'école de recrue!
  • A Lausanne,  une institutrice (Mlle. Von Wyhler) nous avait informé que: "Demain elle  ferait un contrôle d'hygiène, et inspecterais le pied gauche", le soir je me lavait soigneusement le pied gauche. Le jour après elle a demandé le pied droit, j'affichais un pied crasseux avec le talon noir!
  • En apprentissage ce fut pire, dans le métier de monteur-électricien on transpire. Le soir quand j'enlevais mes souliers, mes pieds fumait et puait tellement que Gilbert en était dégoutté. Mon parfum du terroir a failli  me coûté ma place d’apprentissage. D'abord je me suis retrouvé 2-3 semaines seul à l'atelier. Une autre fois je travaillais dans un appartement avec toutes les fenêtres ouvertes quand la cliente m'a demander si je ne voulais pas prendre une douche, j'en avais déduit que cette "salope" voulais baiser avec l’apprenti.Cela avait sans doute provoqué un déclic. Une fois j'ai constaté que mon slip était vraiment dégueulasse, et à partir de cette constatation j'ai pris l'habitude de faire régulièrement ma toilette de la tête au pieds. Et à partir de ce moment la mère a commencé à vraiment faire chier!
  • On avait pas de salle de bain et il fallait attendre d'être seul pour faire sa toilette, la mère avant de sortir prenait soin de mettre des légumes à tremper dans le lavabo. Plus tard on eu une salle de bain. Alors là, elle a posé une planche en travers avec dessus une couleuse et des produits de lessive et dessous le linge sale. Quand on avait fini de se doucher elle persiflait. "Tu a pris TA douche, remet la couleuse à SA place!!"
  • La maman tenait tout sous clef, même et surtout les chaussettes et les slips, une fois par semaine le samedi ou le dimanche on avait droit à du linge propre, quelle balançait sur nôtre lit. Vers 15 ans avec Gilbert on a fait sauter les serrures. On s'est fait engueuler comme des fripiers, sur un ton vraiment mauvais.

La vue de quelqu’un qui se lave hérissait ma mère!

A Renens on avait pas de salle de bains, le soir, le père à torse nu faisait sa toilette à la cuisine, je n'éprouvait aucune gêne, mais je sentait que cela gênais ma maman assise à ma gauche.
Un jour à Lausanne, Robi a commencé sa toilette à la cuisine. La maman nous a emmenés dans le corridor et fermé la porte, elle est restée plantée derrière la porte.
On a jamais vu la maman se laver complètement, juste les parties visibles en vitesse. Les enfants on suivit l'exemple.
La salle de bain ne changeât pas grand chose pour la maman, elle l'utilisait surtout pour faire la lessive (les machines à laver "foutait le linge en l'air", affirmait-elle)
Robi par contre avait une bassine dans sa chambre pour sa toilette, et il virait sans autre forme de procès tout le monde de la cuisine pour faire sa toilette.
Par contre en vacance dans une autre famille, je faisait ma toilette quotidiennement sans y être inviter.

La toilette au début du 20ème siècle (la maman est née à Chabrey en 1917) et la tradition familiale.

Le calvinisme à laissé des trace indélébile dans le Vully vaudois, surtout à Chabrey.
Sur la toile on peut lire les recommandations suivante sur la toilette.

  • Un bain tous le huit jours est suffisant!!
  • On lavera les jours pairs le haut du corps et les jours impairs le bas (La majorité ne se lavait que les jours pairs)
  • Pour la toilette on passera rapidement une lavette humide sur les parties du corps visibles.
  • À Saint-Croix chez la tante Lucie, pour la toilette on avait trois lavettes, une pour la tête, une pour le corps et la dernière pour le "reste".
  • On prenait des bains avec beaucoup de mousse pour cacher ces choses. Vers 12 ans j'ai commencé à me doucher tout nu sous la réprobation générale.
  • L'oncle Edmond de Chabrey à été opéré d'une hernie vers 70ans, une infirmière s'est occupée du rasage. Plus tard il a raconté à Robi, que c'était la première fois qu'il voyait son  zizi?

a suivre