Souvenirs de Bernard Favre; la petite enfance, Renens 1948 - 1957
B.Favre; 09.05.17; Version 0.1; chapitre 01, page 9 / 20
Les travaux ménagers vers 1955.
Le jour de lessive était un jour de corvée qui épargnait à la
ménagère le fitness club.
C’était un cérémonial mensuel qui débutait la veille du
jour de lessive.
La maman commençait par mettre le linge sale dans la
couleuse, la remplissait d’eau et coupait du bois qu’elle
chargeait dans le foyer avant de l’allumer.
Le linge passait la nuit dans son « lissu » (jus).
Ensuite elle confectionnait deux gâteaux aux fruits ou au
fromage qu’elle mettait sous clef pour la nuit, c’était notre
dîner pour demain.
Le jour de la lessive elle se levait de bonne heure.
Elle commençait par sortir de la couleuse les grosses
pièces de linge et les mettait dans la machine à laver.
Le puisoir ? c’était la pompe à eaux de l’époque !
Le mot de machine à laver pour cet engin infernal est
exagéré, c’était un fût vertical ouvert dessus. Au fond se
trouvait un agitateur qui oscillait horizontalement de
gauche à droite dans un bruit d’enfer.
Ensuite, le linge via l’essoreuse à rouleaux atterrissait
dans un bassin d’eau froide où la maman le finissait avec la
planche à laver le linge, le linge repassait par l’essoreuse
pour finir sur un chevalet de bois en attendant la corde à
linge !
Les petites pièces de linge passaient de la couleuse à la
planche à laver et finissaient dans une corbeille en
passant par l’essoreuse.
De temps à autre la maman allait étendre son linge.
Le lissu avec ses miasmes servait à récurer la cuisine !
La couleuse et le puisoir
La machine à laver
L'essoreuse à rouleaux
La plance à laver