Souvenirs de Bernard Favre; la petite enfance, Renens 1948 - 1957
B.Favre; 09.05.17; Version 0.1; chapitre 01, page 18 / 20
La deuxième, le garage de
l’arc-en-ciel à Crissier.
C’était aussi par une journée
ensoleillée avec la maman mais sans
mon frère.
On arriva au garage de l’arcenciel en
passant par la gare de Renens.
Je le vois encore, cet arcenciel
imposant, perdu dans la nature et qui
avait l’air d’interroger les passants.
Derrière lui on ne voyait que des
champs et des arbres fruitiers.
Sur le chemin du retour avant le
garage existait une carrière dont je
garde encore le souvenir.
La carrière se composait d’une
étendue dépourvue de végétation parsemée de tas de cailloux et d’une vaste mare d’eau grise.
Aujourd’hui encore, je me demande quel était le but de cette promenade de 6 km.
Le garage de l'Arc-en-ciel La carrière
La carte de 1927, en rouge et
en arrière plan la carte de 2017
La troisième, la scierie de Crissier.
Cette fois j’étais seul avec mon père pour cette randonnée de dix
kilomètres.
Je me souviens bien du bassin d’accumulation et d’une roue à aubes
que je regardais en suivant mon père. Dans mes souvenirs, la
randonnée commence à la carrière près du garage de l’arcenciel.
On avait emprunté un chemin qui descendait en direction du nord
vers une rivière.
Au bord de ce chemin à gauche je garde le souvenir de deux bunkers
avec des caisses de munitions ouvertes permettait d’apercevoir le
laiton brillant de beaux obus.
Cette narration bizarre contient deux défauts. Premièrement la
carrière est à 417m d’altitude et la scierie à 453 m, donc, on aurait
plutôt dû monter. Deuxièmement, le tir de bunkers situés sur la
gauche de la route aurait été dirigé sur Prilly – Lausanne.