Souvenirs de Bernard Favre; la petite enfance, Renens 1948 - 1957
B.Favre; 09.05.17; Version 0.1; chapitre 01, page 17 / 20
Quatre promenades et une baignade.
Je me souviens de quatre promenades que j’aie faites lorsque j’avais cinq ou six ans.
On s’est promené plus de quatre fois en famille, mais pour quelle raison j’ai encore un souvenir vivace de
ces trois là m’échappe totalement.
Leur seul point commun, c’est l’eau !
La première, Chavannes
Un jour la maman et moi mais sans mon frère on est sorti par une journée ensoleillée et chaude.
On se dirigea vers le cimetière du Caudrai, puis on emprunta un chemin qui descendait entre les vignes,
ou je me tordais les pieds sur les grosses pierres qui le parsemaient. Arrivé en bas on se dirigea vers la
route cantonale puis en direction de Chavannes. J’apercevais le clocheton du collège.
On passa devant une ferme, plus loin des vaches pâturait. Quand on est arrivé à la hauteur des vaches,
l’une me suivit, de peur j’ai couru suivi par la bête.
La maman criait « ne court pas, n’aie pas peur, elle ne te fera rien », mais je continuais de courir en
direction de la Mèbre avec son eau grise et malodorante.
Arrivé au bord d’un mur qui surplombait la rivière je m’arrêtais et me je me retournais ! la vache
heureusement s’était arrêtée, sinon de peur j’aurais sauté dans le Mèbre.
La passivité de ma mère est étrange, c’était une fille de paysan qui aurait pu arrêter cette vache sans
peine.
Surtout si l’on compare sa réaction aux WC du terminus de la ligne sept.
Ce jourlà je me suis rendu au pissoir, et me tenais près de la porte, quand une personne est entrée et
s’est mise à l’autre extrémité.
D’un coup, la porte à claqué contre le mur, est ma mère était là, plantée comme un chien de faïence.
Le lieux du drame! On habitait ici.
La carte de 1950, en rouge et en arrière plan la carte de 2017